Dimanche 7 mai 2006
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Avril 2006
Par Eric Salliot, journaliste, chroniqueur MSN Finances.
A 27 ans, le tennisman marseillais est redevenu numéro un français au classement ATP à la mi-avril 2006. A cette même date, il avait amassé plus de sept millions de dollars de gains.
Pour vous, l'argent, ça rime avec quoi ?
Une qualité de vie plus agréable. Mais, ça va peut-être surprendre, ça engendre aussi plus de problèmes. Parfois, l’argent ne fait pas le bonheur.
Etes-vous plutôt cigale ou fourmi ?
Entre les deux ! Je ne suis pas du genre à faire des folies extraordinaires, je ne suis pas dans les extrêmes. Mais me faire plaisir, oui.
Votre plus gros coup financier, en l'occurrence le plus gros chèque que vous ayez touché à la suite d'un tournoi ?
Cela remonte à ma finale au Masters 2001 à Sydney. Je ne me souviens plus du montant (NDLR : 700 000 dollars à l’époque). Vous savez, dans le tennis, ce sont les agents qui s’occupent des gains remportés. En début de carrière, il nous arrive de « toucher » le chèque. Mais ensuite, les sommes arrivent directement sur notre compte.
Vous est-il arrivé de perdre beaucoup d'argent d'un coup ?
Oui, à cause des impôts (rires). Je suis domicilié aux Etats-Unis mais j’étais prélevé sur mes gains empochés en France. Et en 2001, ma meilleure année, je leur avais fait un gros chèque ! Plus sérieusement, j’ai dû perdre 400 dollars au casino, au black-jack.
Votre plus grande folie ?
Une voiture, un Hammer. Quoique, lorsqu’on a acheté notre maison en Floride, cela peut être considéré comme une folie. Elle se trouve dans un beau Resort à Boca Raton, avec toutes les facilités.
Le truc qui vous énerve le plus à chaque fois que vous devez payer ?
Je serais tenté de répondre rien. Parce que si on n’a pas envie de payer, on n’achète pas ! (Une hésitation). Si, j’ai un truc : payer cher dans un hôtel qui ne possède pas Canal Plus. Ca m’est arrivé à Monte-Carlo. Moi qui aime le foot, ça me rend dingue.
Le truc qu’on devrait absolument faire payer.
Je suis parrain d’une petite œuvre de charité afin de lutter contre l’ataxie de Freidreich. En 2001, j’avais envoyé une lettre à l’association Perce-Neige. On m’avait mis en contact avec le petit Kevin. On se revoit régulièrement. Par ailleurs, dès qu’il se passe quelque chose de pas très bien dans le monde, j’apporte ma contribution. Je crois que les gens, dans l’ensemble, sont généreux.
Si vous étiez milliardaire, que changeriez-vous à votre vie ?
Tous les gens qui gravitent autour, les pique-assiettes quoi ! Je déteste les profiteurs. C’est pour cela que j’aime bien m’isoler.
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